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C'est en goûtant à la technique Alexander, en pratiquant le yoga puis le qi gong, que j'ai intégré l'importance de la préparation physique et mentale dans la pratique du violon et décidé de faire du corps l'un des centres névralgiques de mon enseignement : le travail sur la détente, la tenue optimale à chacun de l'instrument et de l'archet, la sensation de l'archet contre la corde, de la touche contre les doigts, la projection mentale, le rôle de nos centres énergétiques…

 

J'ai pu bénéficier de l'enseignement de professeurs d'écoles de violon très diversifiées et, au fil des ans, j'ai intégré à ma palette ce qui me convenait le mieux dans ce que l'on me proposait : de l'école russe la technique bras droit (Garlitsky, Tzvetlova, Wulfson), de l'école franco-belge la finesse et les variétés de toucher et de vibrato (Kless, LeDizès), de l'école américaine, un focus particulier sur l'économie de mouvements et la projection et largeur du son (Fried, Copes).

 

J'ai été impressionné par les ouvrages pédagogiques de la hongroise Kato Havas ainsi que de l'américain Paul Rolland desquels je me suis fortement inspiré pour mon jeu et pour ce que je désirais transmettre. C'est enfin avec Donald Weilerstein, 1er violon du Cleveland Quartet, que j'ai expérimenté par une approche psychologique et mentale l'apprentissage et l'exécution des œuvres, tel un athlète avant une compétition.

 

Mon enseignement consiste à faire passer toutes ces données aux étudiants, mais ce désir de transmission s'exprime également en exacerbant leur curiosité, en les encourageant à faire leurs propres expériences. Dans un monde où les écoles de violon n'existent plus vraiment, il me semble qu'il est essentiel pour eux d'effectuer des échanges, d'aller écouter des cours d'autres instruments (on peut tant apprendre de la voix ou de la famille des vents) et de se nourrir d'autres influences.